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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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OCCUPATION DU TERRITOIRE

Les lieux d’établissement

   L'Est

      La ville d'Ottawa

 

 

Le canal Rideau et l'industrie du bois

Construit de 1827 à 1832 entre Ottawa et Kingston, le canal Rideau a pour but de placer la navigation à l'abri de la menace américaine. Depuis l'indépendance américaine (1783), le gouvernement britannique craint toujours que sa colonie canadienne soit envahie par son voisin du Sud. La guerre de 1812, entre le Canada et les États-Unis, accentue la nécessité de protéger la frontière et de mettre la navigation hors de portée des troupes américaines. Le transport est encore le principal, voire le seul moyen de communication entre la vallée du Saint-Laurent et les nouveaux établissements qui se multiplient sur les rives du lac Ontario sous l'impulsion de l'immigration en provenance des États-Unis (loyalistes) et des Îles britanniques. Les opérations de creusage et de construction du canal Rideau nécessitent une main-d'ouvre considérable, principalement composée d'ouvriers non spécialisés. Les immigrants irlandais en composent la majeure partie, mais on y retrouve aussi un bon nombre de Canadiens français. Le développement de Bytown attire aussi de nombreux artisans et marchands parmi lesquels se trouvent des Canadiens français. La population ouvrière se concentre dans la basse-ville. La violence, alimentée par les tensions ethniques, est un élément important de la vie à Bytown. Les Irlandais catholiques, profondément marqués par les difficultés qui se sont abattues sur leur groupe ethnique, autant en Irlande (famine et domination britannique) que dans leur pays d'adoption (pauvreté et condition sociale difficile), s'opposent farouchement aux Orangistes, groupe extrémiste anglo-protestant, et aux Canadiens français catholiques, qu'ils perçoivent comme des concurrents sur le marché du travail. Malgré ce climat difficile, la ville se développe et devient, avec Hull sa voisine, un carrefour des diverses opérations liées à l'industrie forestière. Les scieries sont alors nombreuses à Ottawa et de nombreux Canadiens français y trouvent du travail. En 1851, la ville compte 2 056 Canadiens français sur une population totale de 7 760.

La ville d'Ottawa

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2003.11.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003