Drapeaux canadien-français et franco-ontarien    
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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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OCCUPATION DU TERRITOIRE

 

 

Les facteurs économiques

L'économie de la Nouvelle-France est basée sur le commerce des fourrures, de loin le principal produit d'exportation de la colonie. Les effets de cette activité économique sur le peuplement du territoire de l'actuel Ontario, porte d'entrée du vaste réservoir de fourrures que constituent les Pays d'en haut, sont assez limités. Le commerce des fourrures est peu propice à l'enracinement des populations, la recherche des fourrures incitant davantage à l'exploration qu'à l'établissement. Après la Conquête, le commerce des fourrures cède graduellement le pas devant d'autres secteurs économiques. Au début du XIXe siècle, l'industrie du bois, véritable moteur de la mise en valeur de l'Outaouais, stimule aussi le défrichement des terres fertiles de la péninsule ontarienne. La colonisation agricole va bon train dans le Sud, grâce à l'arrivée des Loyalistes et des immigrants en provenance des îles britanniques, auxquels se joignent bientôt des vagues successives de Canadiens français arrivant de la vallée du Saint-Laurent. D'autres Canadiens français prennent la direction de l'Est ontarien, surtout à partir des années 1850. Les terres y sont moins fertiles que dans le Sud mais le développement économique de la région, sous l'impulsion de l'industrie du bois de sciage (chantiers et scieries) et de la croissance d'Ottawa, qui devient la capitale canadienne, stimule malgré tout le développement agricole. À partir des années 1880, à la faveur de la construction des grands réseaux ferroviaires transcontinentaux, une dynamique semblable encourage de nombreux Canadiens français à participer à la colonisation agricole du Nord de la province. Mais l'agriculture du Nord se pratique dans des conditions difficiles et finit par reculer devant les mines et la forêt. Ces deux secteurs sont les véritables fer de lance de l'économie du Nord et des sources importantes d'emplois pour les Franco-Ontariens. Dès la construction des premiers canaux, ainsi que lors de l'élaboration des réseaux routiers et ferroviaires, les Canadiens français participent également à la construction du réseau d'infrastructures de transport. C'est aussi l'évolution de ce réseau de transport qui explique en bonne partie le rythme de progression et la répartition géographique de la population franco-ontarienne. Finalement, malgré une tendance à les voir en majorité attachés à la terre, il faut reconnaître que les Franco-Ontariens ont de tout temps participé au travail industriel. Au XXe siècle, les Franco-Ontariens, et surtout les Franco-Ontariennes, sont aussi de plus en plus nombreux à inscrire leur itinéraire professionnel dans le sillon du secteur des services, en progression rapide depuis les années 1950.

Le commerce des fourrures

L'agriculture

L'exploitation des ressources forestières et minières

La construction des infrastructures de transport

L'industrialisation et l'éclosion du secteur des services

OCCUPATION DU TERRITOIRE

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2003.11.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003