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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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OCCUPATION DU TERRITOIRE

L'habitat et la vie quotidienne

   La vie au chantier

 

 

La vie de bûcheron

Loin de leur famille pendant de longs mois, les bûcherons font face à des conditions de travail et de vie difficiles. La montée aux chantiers est déjà un voyage assez pénible. Il faut souvent remonter lacs et rivières et marcher plusieurs kilomètres à travers bois. Certains chantiers offrent des installations spacieuses, mais la plupart des bûcherons passent l'hiver à vivre ensemble dans un camp en bois rond qui n'offre que peu de confort. Les bûcherons y reviennent chaque soir à la brunante pour y prendre le repas du soir, procéder à l'entretien des outils, l'aiguisage et autres réparations, et pour y dormir. Outre les bûcherons, le chantier peut regrouper plusieurs autres personnes, allant du contremaître à l'homme à tout faire en passant par le forgeron et le cuisinier, un personnage important vu l'appétit considérable d'un groupe d'hommes occupés de longues journées à un travail physique éreintant. Outre la cuisine ou la « cookerie » et les dortoirs, qui sont habituellement regroupés, le camp comprend aussi divers bâtiments utilitaires. Le travail s'effectue six jours par semaine, la septième journée étant réservée au repos, c'est-à-dire à l'hygiène personnelle, au lavage du linge et aux loisirs (chants et musique, récits, correspondance, jeux d'adresse). L'hygiène n'est pas facile à maintenir dans un camp en pleine forêt et l'omniprésence des poux est l'un des principaux inconvénients que doit subir le bûcheron. La nourriture est généralement bonne et abondante mais peu variée. Les menus du déjeuner, du dîner et du souper sont semblables : pommes de terre, porc ou poisson salé, bouf, soupe aux pois, crêpes, mélasse, thé et pain. Le midi, les aliments sont chauffés sur un feu près du lieu de travail. Pour la satisfaction de leurs besoins spirituels, les hommes de chantier peuvent compter sur la visite occasionnelle d'un missionnaire. Dans l'Outaouais, les bûcherons sont à peu près tous catholiques (Canadiens français ou Irlandais) et reçoivent les visites des missionnaires oblats. Les chantiers de la région située au Nord du lac Huron peuvent regrouper des travailleurs de diverses origines et de diverses religions. Comme en témoigne les commentaires du père Drolet, missionnaire jésuite à Garden River, les pasteurs protestants y sont également présents.

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2003.11.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003