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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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L'ÉDUCATION

Les revendications et les luttes scolaires

 

 

 

 

 

La Commission Hope

En 1945, le gouvernement conservateur de George Drew crée une Commission royale d'enquête sur l'éducation en Ontario (Commission Hope). La commission compte 21 membres, dont seulement quatre sont catholiques et un seul est franco-ontarien. Dès le début de son enquête, la commission Hope soulève de nombreuses inquiétudes chez les catholiques de l'Ontario et en particulier chez les Franco-Ontariens. Le mémoire no 113 de l'Inter-Church Committee on Protestant and Catholic Relations, composé exclusivement de représentants des églises protestantes de l'Ontario, fait bondir les éducateurs franco-ontariens. Ce mémoire soutient que les écoles franco-ontariennes menacent le caractère anglo-protestant de l'Ontario. Le père Gustave Sauvé, directeur du secrétariat de l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario (ACFEO), se fait le porte-parole de la communauté franco-ontarienne. Le père Sauvé accuse George Cornish, professeur au Collège d'éducation de l'Université de Toronto et auteur du rapport, de chercher à abolir le système des écoles séparées franco-ontariennes. Déposé en 1950, le rapport Hope reconnaît l'importance d'utiliser le français comme langue d'enseignement pour les élèves francophones à l'élémentaire. Cependant, reprenant plusieurs arguments de l'Inter-Church Committee, le rapport Hope soutient que les élèves franco-ontariens devraient maîtriser aussi bien l'anglais que le français à la fin de l'élémentaire et que l'utilisation du français comme langue de communication devrait être limitée aux six premières années. Au secondaire, le français ne devrait être enseigné que comme une langue seconde. Plusieurs recommandations du rapport Hope visent à limiter le développement des écoles catholiques, particulièrement celui des écoles franco-ontariennes. Le rapport Hope préconise la création d'un comité consultatif central qui évaluerait les demandes d'établissement de nouvelles écoles franco-ontariennes. De plus, le rapport recommande l'abolition de l'École normale de l'Université d'Ottawa. Enfin, il préconise un retour à un régime où les écoles franco-ontariennes sont dirigées par un directeur de l'enseignement français et un directeur de l'enseignement anglais. En ce qui a trait à l'enseignement confessionnel, la principale recommandation du rapport est de restreindre le système des écoles séparées aux six premières années de l'élémentaire. De plus, il s'oppose à la présence du crucifix dans les écoles de l'Ontario et au port du costume religieux par les enseignants des écoles séparées. La publication du rapport Hope en 1950 soulève l'indignation des catholiques en Ontario et place le gouvernement ontarien dans une position insoutenable. Les membres catholiques de la commission présentent un rapport minoritaire soulignant que les droits des catholiques seraient bafoués par l'application des recommandations du rapport majoritaire. De leur côté, l'ACFEO et le clergé catholique ontarien prennent la défense du système scolaire franco-ontarien. En 1951, l'ACFEO prend officiellement position contre la plupart des recommandations du rapport Hope touchant les écoles franco-ontariennes. Mgr Alexandre Vachon, l'archevêque d'Ottawa, soutient quant à lui que les Franco-Ontariens doivent redoubler d'efforts pour défendre leurs droits scolaires. La cause franco-ontarienne obtient d'ailleurs l'appui inconditionnel de l'épiscopat anglophone de l'Ontario. Le Premier ministre conservateur Leslie Frost déclare que le gouvernement n'est pas lié au rapport Hope. Finalement, les principales recommandations du rapport Hope sont reléguées aux oubliettes.

Les revendications et les luttes scolaires

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2004.03.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2004