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Le système scolaire franco-ontarien La consolidation du système Le système scolaire Les effervescentes années soixante
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La création des écoles secondaires publiques de langue française Le développement de l'enseignement secondaire en Ontario français prend une tournure inattendue durant la deuxième moitié des années 1960. Depuis sa création en 1910, l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario (ACFEO) réclame l'établissement d'écoles secondaires confessionnelles de langue française. N'ayant pas obtenu ce droit, les Franco-Ontariens ont développé un système d'écoles secondaires catholiques privées. Or, au début des années 1960, ces écoles privées ne peuvent plus soutenir la concurrence des écoles secondaires publiques. De nombreuses écoles privées doivent fermer leurs portes. Il existe bien quelques écoles secondaires publiques à majorité franco-ontarienne, mais le réseau public offre des programmes d'enseignement élaborés pour des élèves anglophones. Créée en 1965, l'Association des écoles secondaires privées franco-ontariennes estime, en 1966, qu'il est temps que les élèves franco-ontariens aient accès à des écoles secondaires polyvalentes confessionnelles de langue française. Cependant, le problème confessionnel semble un obstacle aux yeux de plusieurs dirigeants franco-ontariens. En août 1966, le Premier ministre de l'Ontario, John Robarts, annonce l'intention de son gouvernement d'établir un régime d'écoles secondaires publiques de langue française. En février 1967, le président de l'ACFEO, Roger Séguin, demande aux délégués du congrès spécial de l'ACFEO d'étudier la possibilité de créer des écoles secondaires de langue française qui ne seraient pas confessionnelles. De son côté, la Fédération des associations de parents et instituteurs de langue française de l'Ontario (FAPI), fait partie des organisations franco-ontariennes qui réclament des écoles secondaires publiques de langue française. En mars 1967, l'ACFEO présente un mémoire demandant l'établissement d'un régime d'écoles secondaires franco-ontariennes publiques auquel seraient associées les écoles secondaires privées de l'Ontario français. De son côté, Mgr Joseph Aurèle Plourde, archevêque d'Ottawa, donne l'appui de l'épiscopat franco-ontarien au projet d'établissement d'écoles secondaires publiques de langue française. Le Premier ministre John Robarts répond à cette demande en créant, le 24 novembre 1967, un Comité sur les écoles de langue française de l'Ontario sous la présidence de Roland Bériault. Rapidement, le mandat de ce comité est élargi pour englober l'ensemble des écoles fréquentées par les élèves franco-ontariens. En 1968, le Comité provincial sur les buts et objectifs de l'éducation dans les écoles de l'Ontario (Commission Hall-Dennis), publie les résultats de trois années de recherche dans son important rapport « Vivre et apprendre ». Le rapport recommande que le ministère de l'Éducation élabore des programmes d'études à l'intention des élèves franco-ontariens où le français est la principale langue d'enseignement et l'anglais est enseigné comme une langue seconde. Publié également en 1968, le Rapport Bériault, fortement imprégné des principes mis de l'avant par le Rapport « Vivre et apprendre », jette les bases d'un véritable système scolaire de langue française de l'élémentaire au secondaire en Ontario. L'adoption de la loi sur l'administration des écoles (loi 140) et de la loi sur les écoles secondaires et les conseils scolaires ( loi 141) permet, en 1968, la création d'écoles secondaires de langue française. Dès lors, les hauts-fonctionnaires francophones du ministère de l'Éducation de l'Ontario étudient la situation de l'enseignement secondaire en français en Ontario. En 1969, le premier réseau d'écoles secondaires de langue française est constitué à partir d'un noyau de six anciennes écoles secondaires « bilingues » publiques et de 16 anciennes écoles secondaires franco-ontariennes privées. |
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