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La plupart des écoles rurales n'ont qu'une ou deux salles de classe. Habituellement, une école rurale à deux salles de classe regroupe ensemble les élèves du même sexe dans chacune des salles. L'instituteur ou l'institutrice doit enseigner à une classe regroupant des élèves de la première à la huitième année. Sa tâche est difficile car il faut tenir compte des différents niveaux d'études des élèves. Il arrive que la population scolaire d'une école rurale soit très petite. Cependant, dans une région rurale en pleine expansion démographique, l'école peut être remplie à craquer. Même lorsqu'elle comporte deux salles de classe, une telle école doit parfois accueillir plus de cinquante élèves par enseignant. L'école rurale typique compte de 25 à 50 élèves. Partout, la charge d'enseignement est lourde à assumer. Afin d'assurer le bon fonctionnement de la classe, l'autorité magistrale doit être respectée. La discipline est rigide et le silence règne. Jusqu'au milieu du XXe siècle, les institutrices sont habillées de robes noires et les instituteurs portent un complet noir avec une chemise blanche et une cravate noire. Ils projettent une image austère et autoritaire. Le bureau du maître est situé sur une estrade à l'avant de la classe. L'élève de l'école rurale apprend essentiellement à lire, à écrire et à compter. Mais, en Ontario français, l'élève apprend également son « petit catéchisme ». Ainsi, une journée scolaire typique commence à 8h45 le matin par la récitation du chapelet. Ensuite, à 9 heures, les leçons de catéchisme, d'arithmétique, de géographie, d'histoire, de grammaire française et de grammaire anglaise s'enchaînent aux 10 minutes. Quelques minutes avant le dîner, la classe récite le bénédicité en groupe. Puis, après la récitation de l'angélus et le dîner, les cours reprennent jusqu'à 16h00. L'école se termine avec la récitation d'un Pater noster et un Gloria. |
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