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Les revendications et les luttes scolaires La résistance dans les
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En 1912, le président du Conseil des écoles séparées d'Ottawa (CESO), Samuel Genest, donne le ton à la résistance franco-ontarienne. Sous sa direction, la CESO ordonne aux enseignants des écoles de sa commission d'ignorer le Règlement XVII. L'exemple d'Ottawa est suivi par plusieurs commissions scolaires franco-ontariennes. Cependant, en 1914, une partie des commissaires catholiques de langue anglaise, estimant que les commissaires francophones les empêchent de recevoir leurs subventions gouvernementales, font une requête devant les tribunaux pour qu'un ordre soit donné à la CESO de se plier au Règlement XVII. L'injonction Mackell paralyse la CESO. En effet, la CESO n'a plus de pouvoir d'emprunt et ne peut plus payer ses enseignants. En septembre 1914, les écoles restent fermées pendant plusieurs jours. Puis, le 16 septembre 1914, Samuel Genest ouvre les écoles en demandant aux enseignants laïcs et religieux d'enseigner malgré le risque de ne pas recevoir de salaire. En 1915, le gouvernement ontarien nomme une nouvelle commission des écoles séparées d'Ottawa pour remplacer le CESO, pourtant formé de commissaires élus. Pendant l'été 1915, la « Petite Commission », composée de Denis Murphy, D'Arcy McGee et Arthur Charbonneau, tentent de trouver de nouveaux enseignants pour deux classes de l'école Guigues. Or, Samuel Genest avait déjà embauché Diane et Béatrice Desloges pour ces classes. À la rentrée scolaire, les demoiselles Desloges se présentent en classe, accompagnées par de nombreux parents. Le secrétaire de la « Petite Commission », leur demande de quitter car deux autres enseignantes ont été embauchées à leur place. Mais les parents présents réussissent à imposer les demoiselles Desloges comme enseignantes. Le 28 septembre, le secrétaire de la « Petite Commission » vient offrir un salaire aux demoiselles Desloges à la condition qu'elles se soumettent au Règlement XVII. Elles refusent. Le 4 octobre, la « Petite Commission » menace les demoiselles Desloges d'emprisonnement et leur demande de quitter l'école Guigues. Mais les contribuables francophones de la CESO demandent aux demoiselles Desloges de continuer à enseigner et protestent contre le gouvernement ontarien et, surtout, contre la « Petite Commission » qu'ils considèrent illégale. Le gouvernement réplique en révoquant les certificats d'enseignement des demoiselles Desloges. Les parents réagissent en établissant leurs classes dans la chapelle Notre-Dame du Sacré-Coeur de la rue Murray. Tous leurs élèves les suivent. À l'école Guigues, les deux enseignantes embauchées par la « Petite Commission » font la leçon à des bancs vides. Quelques jours plus tard, une grande fête est organisée en l'honneur des demoiselles Desloges par l'ACFEO, l'Union Saint-Joseph et des centaines de parents. Par leur refus de se soumettre au Règlement XVII, les demoiselles Desloges deviennent des héroïnes de la résistance franco-ontarienne. Le 8 octobre, les classes des demoiselles Desloges sont emménagées dans les locaux de deux magasins laissés vacants appartenant à Alfred Charbonneau. Mais les parents veulent reprendre leur école. Après les vacances de Noël, ils décident de prendre les choses en main. À la rentrée des classes en janvier 1916, des mères et des grands-mères de familles canadiennes-françaises prennent le contrôle de l'école Guigues. À Ottawa, l'année 1916 sera celle des grandes manifestations de la résistance franco-ontarienne. |
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