Drapeaux canadien-français et franco-ontarien    
Accueil
Plan du Site
   
  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
  Montage de photos  
                 

 

L'ÉDUCATION

Les revendications et les luttes scolaires

   Le Règlements XVII

 

 

 

 

 

 

La résolution de la crise

À partir de 1916, les Franco-Ontariens doivent développer de nouvelles stratégies dans leur lutte contre le Règlement XVII. La principale est de démontrer que, pédagogiquement, la langue maternelle doit demeurer la principale langue d'enseignement à l'école élémentaire. En 1917, le sénateur Napoléon-Antoine sonde les communautés religieuses enseignantes pour connaître leur opinion sur les principes pédagogiques qui sous-tendent le Règlement XVII. Avec l'arrivée au pouvoir du gouvernement des Fermiers-Unis de Drury (1919-1923), l'ACFEO tente de trouver une solution pédagogique à la crise scolaire ontarienne et propose une révision du texte du Règlement XVII de 1913. Cette version révisée est adoptée au printemps 1920 par les évêques ontariens et les curés anglophones et francophones des localités où se trouvent des écoles fréquentées par des élèves franco-ontariens. Cependant, il ne sera jamais appliqué. En décembre 1922, le sénateur Belcourt, maintenant président de l'ACFEO, et Aurélien Bélanger obtiennent l'appui d'un inspecteur anglophone, le Dr James Hugues, et fondent la Unity League. Cette organisation, formée d'intellectuels, de journalistes et de professeurs anglophones, va permettre aux éducateurs franco-ontariens d'exposer leurs principes pédagogiques auprès des anglophones de l'Ontario et du Canada. En 1925, les travaux de la Unity League amènent le gouvernement ontarien à instituer une commission d'enquête sur l'état de l'enseignement dans les écoles franco-ontariennes. Cependant, le ministère de l'Éducation continue à vouloir imposer le double inspectorat. De nombreux inspecteurs anglophones tentent toujours de convaincre les enseignants franco-ontariens récalcitrants de mettre en pratique le Règlement XVII. Les compétences des inspecteurs anglophones dans l'enseignement du français soulèvent des inquiétudes. Lorsque l'inspecteur Walsh, inspecteur des écoles de Prescott et Russell, publie un recueil de comptines qu'il a traduit de l'anglais au français, il est tourné au ridicule par le quotidien Le Droit. Embarrassé, le gouvernement ontarien accepte, en 1927, les recommandations de la commission Scott-Merchant-Côté. Dorénavant, le français sera la principale langue d'enseignement dans les écoles franco-ontariennes et l'inspection sera l'affaire d'inspecteurs bilingues franco-ontariens.

Le Réglement XVII

 
   
                 
       
Fiches pédagogiques / Bibliographie
     
                 
     
Logo Crccf
   

 

     

Commentaires ou questions ? crccf@uottawa.ca
Dernières modifications : 2004.03.01

© Université d'Ottawa.
Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2004