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L’exploration des Pays d’en haut Le Régime britannique : 1763-1867 Les « voyageurs » et
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La place des Canadiens français Les Canadiens français, qu'on désigne alors simplement sous le nom de Canadiens, héritiers de la longue tradition des coureurs de bois du Régime français, excellent dans ce travail pour lequel ils sont très recherchés. Qu'ils soient déjà établis dans les Pays d'en haut, dans la région de Détroit ou plus au Sud, de l'autre côté de la frontière actuelle du Canada et des États-Unis, ou qu'ils viennent du Bas-Canada (Québec), de nombreux Canadiens français délaissent leurs terres pour signer des contrats d'engagement avec les commerçants de fourrures. La majorité d'entre eux proviennent sans doute du Bas-Canada. Dans leurs courses, ils passent obligatoirement par le territoire de l'actuel Ontario pour atteindre souvent les régions situées au Nord-Ouest de ce territoire. Ces « voyageurs », personnages dont la force et la bravoure sont devenues légendaires, ont inspiré l'écrivain Joseph-Charles Taché. Ses récits, quoique littéraires, renferment des témoignages précieux sur les réalités vécues par les « voyageurs » canadiens (canadiens-français), tel le conflit entre les deux grandes rivales de la traite des fourrures au début du XIXe siècle, la Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la Baie d'Hudson, appelé dans le langage de l'époque « la conteste ». Comme en témoigne la fin du récit, les « voyageurs » trouvent bientôt leurs successeurs chez les travailleurs de chantiers, qui poursuivent la tradition de la vie en forêt, une continuité dans l'univers des francophones d'ici, du XVIIe siècle au XXe siècle. |
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