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Malgré le fait qu'une bonne partie de la population d'origine française de Kingston ne parle plus le français en 1911, il suffit de quelques jours au représentant de l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario (ACFEO) pour regrouper suffisamment de francophones et fonder une section de l'Association. Il n'est probablement pas facile de la maintenir car dans les années 1930, on doit la réorganiser. La section de Kingston souhaite suivre l'exemple des Canadiens français de nombreuses autres villes ontariennes qui revendiquent leurs droits. Elle se fait le porte-parole des Canadiens français de Kingston qui veulent une école et une église françaises. Comme partout ailleurs en Ontario français, l'éducation française est un enjeu important. On dresse même des listes d'élèves d'origine canadienne-française, pour justifier les revendications dans ce domaine. Elles sont en quelque sorte un instantané de la population canadienne-française de Kingston en 1932. Dans son rapport annuel de 1957, l'ACFEO distingue trois types de milieux où l'on retrouve des Franco-Ontariens : les milieux homogènes, les milieux mixtes et les milieux isolés. Comme Pembroke, Peterborough, Toronto, Hamilton et London, Kingston fait partie de la troisième catégorie, c'est-à-dire que les Franco-Ontariens y vivent « dangereusement », en proie à l'assimilation. On y trouve alors, selon l'enquête menée par l'ACFEO, 2 500 Canadiens français sur une population de 45 625 habitants. L'ACFEO annonce en 1957 son intention d'intensifier son action dans ce milieu, comme dans les autres milieux isolés. Le Club Champlain, fondé en 1952, a pour but de ressusciter la paroisse française et de recréer un milieu francophone. Regroupés autour de quelques chefs de file très actifs, dont Léopold Lamontagne, les membres de ce club social déploient beaucoup d'efforts pour atteindre ces objectifs ambitieux. Les Franco-Ontariens de Kingston finiront par obtenir une classe française (en 1958), une paroisse francophone (Saint-François d'Assise, bénédiction de l'église en 1961), puis une école bilingue (école Cathédrale, 1977) et finalement des écoles primaire et secondaire françaises (années 1980 et 1990). |
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