Drapeaux canadien-français et franco-ontarien    
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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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L'ÉDUCATION

Les revendications et les luttes scolaires

   Le Règlements XVII

      L'appui des « frères » du Québec

 

 

 

 

 

 

L'appui des collèges classiques québécois

Au début de l'année 1916, la résistance des écoles franco-ontariennes au Règlement XVII atteint son paroxysme. À Ottawa, les parents et les enseignants des élèves de l'école Guigues décident, le 7 janvier 1916, de reprendre leur école confisquée par le gouvernement. Mais la commission des écoles séparées d'Ottawa n'a plus l'argent pour garder ses écoles ouvertes. Le 3 février 1916, la commission ferme les portes de toutes ses écoles. Le sort des élèves franco-ontariens d'Ottawa provoque un nouveau mouvement de solidarité dans les collèges classiques du Québec. Par exemple, le 8 février 1916, les étudiants du Collège de Sainte-Anne de La Pocatière, comté de Kamouraska, manifestent leur soutien à la cause défendue par l'ACFEO et s'engagent à envoyer les aumônes des jeunes pour soutenir les écoles franco-ontariennes qui luttent contre le Règlement XVII. Mais, à la fin de l'année scolaire 1915-1916, les écoles françaises d'Ottawa ne sont toujours pas ouvertes. Dans les collèges classiques du Québec, où l'on suit la résistance franco-ontarienne avec beaucoup d'intérêt, les étudiants posent à nouveau des gestes de solidarité. En juin 1916, les élèves du Collège de Lévis présentent à l'ACFEO un magnifique cahier de lettres intitulé « À nos petits frères de l'Ontario ». Dans la préface, un étudiant du collège, Gérard Tremblay, explique que ses collègues et lui veulent offrir une preuve tangible de l'appui de la jeunesse des collèges classiques québécois aux frères persécutés de l'Ontario. Signé par tous les étudiants du collège, le document contient également des compositions d'étudiants de toutes les classes où sont exprimés des sentiments de solidarité fraternelle. Les étudiants du collège s'engagent de plus à verser aux écoles de la résistance franco-ontarienne le montant d'argent servant aux prix et récompenses de fin d'année qui leur seraient normalement attribués. Certaines des compositions les plus remarquables attestent de l'intérêt porté par les étudiants des collèges classiques québécois à la situation des écoles franco-ontariennes. Par exemple, Lionel Houde félicite les gardiennes des écoles franco-ontariennes. Certaines compositions démontrent également que ces étudiants situent les principaux enjeux de la crise scolaire ontarienne dans le contexte de la Première Guerre mondiale. Ainsi, J. Antoine Bélanger compare-t-il la lutte des Franco-Ontariens à l'héroïsme de la nation belge face à l'envahisseur allemand. Gérard Tremblay souligne que les « soldats » franco-ontariens livrent un combat contre les persécutions de l'Ontario, une province à « mentalité boche ». De son côté, Marie-Louis Beaulieu souhaite que les Franco-Ontariens réussissent à obtenir la liberté de parler la langue de la France, pays alors en mauvaise posture face à l'Allemagne. Dans la même veine, R. Monette ajoute que la langue française et la foi catholique sont les seuls vestiges de la France que possède le Canada français. Aussi, espère-t-il que les « fanatiques de l'Ontario » accordent aux Canadiens français la liberté que la Grande-Bretagne prétend défendre en venant en aide à la France et à la Belgique.

L'appui des « frères » du Québec

 
   
                 
       
Fiches pédagogiques / Bibliographie
     
                 
     
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Dernières modifications : 2004.03.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2004